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Nyon, ville d'histoire

Fête de réouverture du Château de Nyon et de son musée après sa rénovation, en 2006.
Fête de réouverture du Château de Nyon et de son musée après sa rénovation, en 2006.
© Michel Perret / 2006
Connue déjà aux temps des Helvètes, plus tard siège romain de la Colonia Julia Equestris, Nyon jouit d’un passé prestigieux.

Fief de l’archevêque de Besançon au Moyen Age, alors tenue par les sires de Cossonay-Prangins, Nyon est cédée en 1293 à la Maison de Savoie. Elle devient alors l’une des «Bonnes Villes» du Pays de Vaud et reçoit les franchises de Moudon, confirmées et précisées en 1439. Citées dès le XIVe siècle, les armes de la ville apparaissent sur une pierre sculptée de 1545, puis sur des sceaux.

Sites préhistoriques

Les traces de plusieurs sites préhistoriques ont été retrouvées dans les alentours immédiats de Nyon, les plus nombreuses datant de la période du bronze final. L’époque préromaine n’a guère laissé d’autres traces dans la région, à part le nom de Noviodunum qui réapparaîtra souvent au cours de l’histoire. Les vestiges romains sont par contre des plus nombreux.

En effet, la Colonia Julia Equestris fondée à l’époque de Jules César, entre 49 et 27 av. J.-C., dura près de trois siècles. Ce fut un centre important de cette époque, comme en témoignent l’existence d’une basilique  dont on a retrouvé une partie du sous-sol – sur lequel on a aménagé le Musée romain -, et l’amphithéâtre, mis au jour en 1996, ainsi que nombre de bâtiments visibles dans la vieille-ville de Nyon. Les anciennes fortifications, mais aussi celles de Genève et de Lausanne, ont été construites avec des blocs provenant de la ville romaine de Nyon.

Vestiges burgondes

On trouve par la suite quelques vestiges burgondes, mais l’histoire de Nyon est mieux documentée dès la fin du XIIIe siècle. A cette époque, les seigneurs locaux, la famille de Cossonay-Prangins, doivent céder la ville au comte de Savoie, vers 1293. La ville connaît alors un certain essor, pendant quelques décennies: la maison de Savoie lui octroie des franchises et y fait battre monnaie.

Dès 1536, les Bernois dirigent le Pays de Vaud et Nyon. Parfois sous la nomination germanique de Neuss, la ville devient le centre d’un bailliage. La fin du XVIIIe siècle est incontestablement prospère pour Nyon, notamment grâce au commerce: de nombreux bâtiments datant des années 1780 en témoignent encore aujourd’hui. C’est aussi à cette époque, entre 1781 et 1813, que la manufacture de porcelaine a été en activité.  Les pièces qui témoignent de cette production font partie des collections du Musée historique, installé dans le Château de Nyon. Lequel château, réparé vers 1463, transformé entre 1572 et 1577, a été complètement restauré entre 1999 et 2006.

A la suite de la révolution de 1798, Vaud devient un canton helvétique en 1803. Nyon, à la fin du XIXe siècle, se modernise notamment grâce au chemin de fer. Le rail favorise l’implantation d’industries qui perdurèrent jusqu’à récemment: les fabriques de pâtes alimentaires ou d’allumettes faisaient partie du paysage urbain. Actuellement, les sociétés implantées à Nyon qui font sa prospérité appartiennent  aux domaines de l’outillage médical ou des assurances.

Sa situation au bord du lac attire beaucoup de touristes en été. En hiver, Nyon est le point de départ vers des stations de ski jurassiennes.

Rayonnement international

Toute l’année, le rayonnement national et européen de Nyon est assuré par la tenue, sur son sol,  du Festival international du film documentaire Visions du Réel en avril, du Paléo Festival en juillet et du Festival des arts vivants FAR  en août.. Et aussi par la présence d’organisations internationales actives dans le football, comme l’UEFA, et dans le syndicalisme, l’UNI (Union Network International).

Repères historiques

4e millénaire av. J.-C.
Des traces d’objets caractéristiques de villages lacustres du néolithique laissent supposer que les rivages de Nyon étaient déjà habités à cette époque lointaine.

120 à 15 av. J.-C.
Sur l’éminence où s’élève aujourd’hui le château s’érige un oppidum, une place fortifiée celte du nom Noviodunum ou nouvelle forteresse, occupée par les Helvètes.

58 av. J.-C.
Avec onze autres villes, Nyon est incendiée par les Helvètes avant qu’ils n’entreprennent leur migration vers l’ouest.

50 à 45 av. J.-C.
Jules César fait ériger, pour des raisons stratégiques, une colonie romaine sur sol nyonnais, la Colonia Julia Equestris. Durant deux siècles, la ville romaine prospère et se développe avant que l’invasion des Allamans, en 250, ne mette un terme à cette période faste.

1130
La ville de Nyon devient la propriété de l’archevêché de Besançon qui l’inféode à Humbert de Cossonay, seigneur de Prangins.

1293
Placée sous la férule de la maison de Savoie, Nyon occupe la position de seconde capitale de la baronnie. Amédée V de Savoir lui accorde certaines libertés ou franchises.

1339
Un incendie détruit une partie de la ville médiévale.

1536
Berne envahit le Pays de Vaud. Nyon, devenue ville bernoise, accueille les siège des baillis, installés au château.

XVIIe et XVIIIe siècles
Grâce à sa situation géographique privilégiée, à l’intersection des routes entre Lausanne, Genève et la Franche-Comté, Nyon devient un important lieu de transit commercial.

1781
Jacques Dortu offre une manufacture de porcelaines à Nyon, qui acquiert une grande réputation en Europe. Mais en 1813 déjà, l’aventure tourne court, suite à de graves problèmes financiers.

1798
Les Nyonnais plantent l’arbre de la liberté : la proclamation de la République lémanique met un terme, le 24 janvier, à deux siècles et demi d’occupation bernoise.

1803
Création du canton de Vaud. Le 14 avril de la même année, le Grand Conseil vaudois siège pour la première fois.

1825
Les bateaux à vapeurs desservent le port de Nyon.

1858
La ligne de chemin de fer s’arrête désormais à Nyon.

1860
Nyon inaugure son Musée historique au Collège.

1865
La ville est équipée d’une usine à gaz qui fournit entre autres l’énergie pour l’éclairage public.

1885
Les premiers téléphones font leur apparition à Nyon.

1888
Le Musée historique s’installe au Château.

1906
L’électricité devient accessible à tous les Nyonnais.

1929
Nyon inaugure en grande pompe son port de plaisance.

1930
La ville a enfin sa salle communale à la place Perdtemps.

1954
Le Musée du Léman ouvre ses portes.

1958
Nyon fête son bimillénaire.

1979
Après la découverte d’une imposante basilique romaine au cœur de la ville, Nyon ouvre son Musée romain sur le site même.

1989
Désignée «commune modèle» par les PTT, Nyon construit, en fibres optiques, son réseau large bande, véritable autoroute de l’information accessible à chacun de ses habitants.

1996
Découverte inopinée de l'amphithéâtre romain à la Porcelaine.

2006
Réouverture du Château de Nyon et de son musée après rénovation.

 

Source: «Nyon à l’orée du 21e siècle», Ville de Nyon, 1996 / Archives communales